Alors que je fais l’apologie des médias sociaux sur ce blog depuis quelques mois déjà, voilà que j’ai décidé dernièrement de m’éloigner quelques jours de mon monde en ligne afin de vérifier si je pouvais « survivre ». Pourquoi une telle expérience? Pour constater ce que je savais déjà peut-être, soit que comme beaucoup de gens, je passe beaucoup de temps devant mon écran.

Peut-on être accro des médias sociaux?

Utilisation du web et des médias sociaux

Les Canadiens sont de grands utilisateurs du web. Selon les résultats publiés par l’Institut de la statistique du Québec disponibles iciEn 2010, 80% des individus de 16 ans et plus ont utilisé Internet à des fins personnelles et 75% l’ont utilisé au moins une fois par jour. Aucun doute, le web est bel et bien intégré à notre quotidien et ce, d’un océan à l’autre.

Côté médias sociaux, nous sommes également des champions. Selon eMarketer, le Canada était le pays avec le plus grand nombre d’utilisateurs de ces plates-formes sociales jusqu’à l’an dernier alors que 47,4 % des Canadiens utilisaient les médias sociaux au moins une fois par mois.

Et le Québec suit le courant. Selon Netendances 2012, 78,1% des internautes font un usage régulier des médias sociaux, répartissant leurs activités tel que démontré ci-dessous.

Les médias sociaux et moi

Révélation : Je suis ce qu’on pourrait appeler une « utilisatrice tardive » des médias sociaux. J’ai longtemps boudé entre autres Facebook, alors que plusieurs de mes amis y étaient. Je n’en voyais pas l’utilité, le tout me semblait totalement futile et surtout, je me disais que je n’avais pas de temps à consacrer à une telle activité.

Comme on dit, il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée! Quelques années plus tard, je consacre plusieurs heures par semaine à entretenir des profils en ligne pour moi, mais aussi pour des clients puisque la gestion de communauté fait maintenant partie de mon travail.

Tracer la ligne entre mon utilisation personnelle et professionnelle du web devient parfois difficile alors que se multiplient les heures passées devant l’écran.

C’est donc cette réflexion qui m’a amenée à cette idée :

Est-ce que je pourrais survivre une semaine sans médias sociaux?

L’expérience

Tenter de ne pas consulter mes comptes médias sociaux pour une période d’une semaine.

Définition des médias sociaux pour l’expérience : Facebook et Twitter. (Ce sont ceux où il y a le plus d’action et vers lesquels je me tourne quotidiennement. C’est aussi à partir de ces médias que j’ai le plus d’interactions.) Ok, j’avoue que le fait de m’accorder le droit d’aller sur Pinterest pendant ma privation m’aidait à envisager le tout plus sereinement!

Les règles qui étaient en vigueur à partir de mardi dernier :

  • Interdiction de consulter mon profil Facebook et/ou Twitter
  • Interdiction d’ouvrir un courriel de notification de Facebook ou Twitter
  • Interdiction de consulter les notifications de Facebook et Twitter sur mon Iphone

Il est à noter qu’aucun compte client n’a été maltraité dans le cadre de cette expérience, alors que des publications avaient été programmées et que mon collègue a fait la veille nécessaire sur les pages dont je m’occupe habituellement. 

Ma semaine hors-ligne

Lundi soir dernier, j’ai donc publié mon dernier statut et mon dernier tweet en disant que je ne serais pas en ligne pour la semaine à venir. Les réactions? Bonne chance, je t’encourage, tu es courageuse, j’ai essayé et j’ai eu de la difficulté, etc. Comme quoi, je ne serais pas la seule à être un peu trop liée à mon clavier… Je serai honnête: autant j’angoissais à l’idée d’être « coupée du monde » en étant déconnectée pendant une semaine, autant le tout fut finalement moins difficile que je ne l’avais cru. Il y a cependant eu des moments où mes réflexes médias sociaux m’ont moi-même surprise, me faisant constater à quel point le tout est partie prenante de mon quotidien. En voici quelques exemples!

Jour 1 – Mardi matin. Faux-départ! J’ai triché un peu… Je n’avais pas fermé Facebook la veille. À mon réveil, je vois que des gens ont commenté mon statut disant que je ne serai pas en ligne cette semaine. Je me dis que c’est le tout début du défi, que je peux bien repousser le tout de quelques minutes et regarder ce que mes amis ont dit, histoire de commencer mon projet l’esprit tranquille (l’art de trouver des défaites…)

Puis j’ai posé le geste ultime : DÉCONNEXION!

Jour 1 – Mardi soir. Dernier épisode d’Unité 9 pour 2012. On découvre la nouvelle IPL qui sera en charge des détenues et elle est sûrement du Top 3 des personnages de séries télé les plus antipathiques des dernières années. Mon réflexe est de prendre mon Iphone pour voir ce qui se dit en ligne et écrire un commentaire sur le sujet, mais je me reprends juste à temps. Ce soir, silence radio!

Jour 2 – Mercredi après-midi. Au retour d’une promenade avec pitou en fin de journée, j’ai pris de jolies photos du coucher du soleil au parc. J’aurais bien voulu les partager, les publier sur Instagram, puis Facebook et Twitter. Mais non, pas le droit! Je vous en offre donc une ici, histoire que ça ne soit pas perdu!

Jour 3- Jeudi.  J’aimerais poser une question à une connaissance, mais je n’ai pas son adresse courriel. Solution facile : le message Facebook. Solution impossible vu ma situation, le message attendra donc quelques jours et je reste sans réponse à ma question. J’avais aussi une question concernant la programmation d’une chaine télé. Je me serais naturellement tournée vers leur page Facebook pour avoir l’information, mais là encore, j’ai dû être patiente et attendre la fin de mon projet pour m’exécuter.

Jour 4 – Vendredi soir. J’ai découvert que je pouvais faire un thé saveur Punch alpin délicieux en remplaçant l’eau par du lait chaud. J’étais vraiment très enthousiaste de ma découverte et je voulais partager le tout, mais j’ai gardé le tout pour moi! Pas de médias sociaux, ça rend égoïste… (Psst! La recette, c’est 1 1/2 cuillère à thé du thé Punch alpin de Davids Tea que vous faites infuser dans environ 1 tasse de lait chaud, le tout saupoudré d’un soupçon de cannelle. C’est le bonheur dans une tasse!)

Jour 5 – Samedi soir. On a reçu un appel vraiment étrange à la maison, une situation plutôt cocasse que j’aurais voulu partager et qui surtout, nous aurait peut-être permis d’identifier notre mystérieux interlocuteur. Mais je ne pouvais pas! Mon copain lui en revanche se fait un plaisir de partager le tout, à mon détriment. J’entendais les notifications entrer sur son Iphone en lui demandant à chaque fois ce que les gens disaient. Oui, à ce stade-ci, la privation de médias sociaux commence à se faire sentir.

Jour 6 – Dimanche matin. Un de mes plaisirs dominicaux, c’est de prendre mon café devant mon ordinateur et regarder ce qui se passe de bon en ligne. Dimanche matin à 11h50, j’ai cédé. Après 5 jours déconnectée de la « réalité », j’ai effectué mon retour. Nombre de notifications reçues en mon absence : 37! C’est comme si le facteur m’apportait beaucoup de courrier tout d’un coup et j’adore ça!

J’aurai donc réussi à tenir le coup cinq jours finalement… Ce n’est pas une semaine complète, mais ce fut quand même suffisant pour constater à quel point les médias sociaux occupent de la place (et du temps) dans mon quotidien.

Pas sur les médias sociaux, on fait quoi?

Plein d’autres choses qu’on ne fait pas habituellement! Des plus longues promenades à l’extérieur, du ménage et du classement, tout ce qu’on finit par remettre à plus tard parce que finalement, on manque de temps. Personnellement, je me suis rendue compte que de ne pas avoir accès à ces sites me permettaient d’être beaucoup plus productive. Parce que, si je suis honnête, oui je passe du temps sur les médias sociaux pour mon travail, mais je fais aussi plusieurs petits détours sur ces sites à chaque jour et ce pour mon plaisir personnel. Plusieurs petits détours qui finissent par se cumuler en quelques heures à la fin d’une journée et plusieurs heures à la fin d’une semaine.

Et est-ce que c’est mal? Non, évidemment! Ma présence sur les médias sociaux au quotidien me permet de garder le contact avec amis et familles, de faire de belles découvertes, de m’informer, de me divertir et même de gagner ma vie. Mais m’éloigner des médias sociaux m’a justement fait réaliser qu’il y a une vie à l’extérieur de tout ça et que le temps file trop vite quand on est devant son écran. Le défi, c’est de trouver l’équilibre finalement!

Sages conseils et gentils souhaits

Je profite de ce dernier billet en 2012 pour vous souhaiter un magnifique temps de Fêtes rempli de plaisir et d’amour. Tous mes vœux de santé, de bonheur et de succès pour 2013!

Et si je peux me permettre…

  • Saluez votre oncle en arrivant au réveillon avant de lui demander le code du wifi
  • Savourez votre assiette de dinde avant de la mettre sur Instagram
  • Appréciez vos cadeaux avant de partager le tout sur Facebook
  • Profitez de ces beaux moments avec ceux que vous aimez et qui sont avec vous… pour vrai!

Joyeuses Fêtes à tous! 🙂